Dark Vador errant dans une friche industrielle, un sabre laser oublié sur la pelouse d’un pavillon de banlieue, deux androïdes perdus dans un parking souterrain : les photos de Cédric Delsaux évoquent à la fois un univers de silence et d’inquiétude. Pour lui, « notre monde est aussi fascinant que terrifiant ». Delsaux commence par photographier des paysages. Ses deux séries les plus célèbres questionnent les liens entre imaginaire, fantasme et réalité : The Dark Lens, travail commencé en 2002 et qui remporte la Bourse du talent en 2005, met en scène des personnages du film Star Wars évoluant au sein de banlieues étranges. Cette série, dans laquelle se mêlent fantastique et réel, fait surgir toute la dimension futuriste de certains espaces de notre quotidien. Les paysages tout aussi insolites de Nous resterons sur Terre (2008) interrogent, quant à eux, le lien ambivalent entre l’homme et la nature. Vides de toute présence humaine, ses images montrent des complexes industriels, des zoos, des carcasses de bœufs ou les alentours fantomatiques de Tchernobyl.
Stylisées, d’une technique et maîtrise parfaites, ses images évoquent aussi son ancien métier de concepteur-rédacteur dans la publicité. Ses travaux personnels font l’objet de nombreuses expositions aux États-Unis, en Chine, en Allemagne, en Grande-Bretagne et en Pologne.
A publié aux éditions xavier barral :